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ADOSSIER jeunesse bdBOUM 2017ccès au dossier jeunesse

Les nominés 2017 bd BOUM 34

La Maison de la bd sera ouverte le dimanche 17 septembre dans le cadre des Journées du patrimoine

► A partir du 13 septembre reprise des cours de la Maison de la bd :

- mercredi de 14h à 15h30 : cours bd 8 - 12 ans avec Ambroise Crèche
- mercredi de 16h à 17h30 : cours bd 12 ans et plus avec Henoch Nsangata
- jeudi de 18h30 à 20h : cours bd adultes avec Fabrice Meddour
- samedi de 10h à 11h30 : atelier de dessin et d'illustration adolescents et adultes avec Annie Bouthémy.

Exposition permanente L'histoire de la bd

► du 12 septembre au 4 novembre :

- Exposition Bulles d'archéo. Quand la bd met en scène l'archéologie à Bloisen partenariat avec la DRAC Centre - Val de Loire, le service régional d'archéologie, Ville d'art et d'histoire, l'Inrap, le Pays des Châteaux et le festival de Rendez-vous de l'histoire. Illustrations de Joaquim Diaz et de Renaud Pennelle.

- Exposition Il était une fois l'homme de Jean Barbaud.

Etienne DAVODEAU

Une rétrospective de l’œuvre d’Étienne DAVODEAU «Grand Boum-Ville de Blois  2013» déclinée en trois grandes parties.

Expo 41  - Rue de la Voûte-du-Château
Arrêt de bus "Château" 
Vendredi 21 novembre, 9 h à 18 h
Samedi 22 novembre, 10 h à 19 h
Dimanche 23 novembre, 10 h à 18 h
Commissariat : Patrick Gaumer 
Scénographie : bd BOUM

Visite commentée de l'exposition par Patrick Gaumer et rencontre avec Etienne Davodeau le dimanche 23 novembre à 11h.

Le chien qui louche

Les copains d’abord…

Entre deux livres en solo, Étienne s’offre quelques récréations aux côtés de Joub (Max et Zoé ; Geronimo) et de David Prudhomme (La Tour des miracles, d’après Georges Brassens).

Planches originales et illustrations extraites de : Max et Zoé (dessin de Joub) ; Geronimo (dessin de Joub) ; Il s’appelait Geronimo (dessin de Joub) ; La Tour des miracles (dessin de David Prudhomme).

Chroniques / Fictions

interview Etienne DavodeauNé en 1965, dans les Mauges, entre Angers et Cholet, Étienne Davodeau passe son enfance à griffonner. Plus tard, son diplôme des Beaux-Arts en poche, le jeune homme s’oriente naturellement vers la bande dessinée. Après Les Amis de Saltiel, sorte de galop d’essai proposé dans la fugace collection « Génération Dargaud » — où l’on croise à l’époque quelques « petits jeunes qui montent » comme Félix Meynet, Christian Cailleaux, Nicolas Dumontheuil ou Olivier Berlion —, il signe Le Constat, qu’il considère comme son premier véritable ouvrage personnel. Un livre inséré dans « Long Courrier », une autre collection Dargaud.

Le Constat, une œuvre fondatrice dans laquelle pointe déjà cette volonté de mettre en scène des personnages complexes, ambivalents, avec leurs doutes et leurs faiblesses. Un peu comme dans la « vraie » vie… la souplesse narrative en plus.

Suivent divers récits à taille humaine comme Le Réflexe de survie, Quelques jours avec un menteur ou Chute de vélo, parus chez Delcourt et Dupuis. Dans ce même registre fictionnel, Davodeau imagine le poignan

Lulu femme nue, un diptyque édité par Futuropolis, adapté au cinéma par Solveig Anspach et interprété par Karin Viard.
En 2013, Futuropolis et le Musée du Louvre coproduisent son loufoque Chien qui louche.

Planches originales et illustrations extraites de  Le Constat ; Juliette Galipette ; Le Réflexe de survie ; Ceux qui t’aiment ; Chute de vélo ; L’Atelier ; Lulu femme nue ; Rupestres ! ; Le Chien qui louche.

Reportages / Documentaires

Étienne Davodeau pratique également une BD de terrain, de reportage.

« J’aime réaliser mes livres à partir de sensations ou d’expériences directement issues de ma réalité. »

Sa réalité, il la puise souvent dans sa région natale, signant chez Delcourt l’étonnant Rural ! — sous-titré « Chronique d’une collision politique » et préfacé par José Bové —, puis Les Mauvaises Gens, mettant en scène ses propres parents, Marie-Jo et Maurice, des ouvriers aux racines catholiques, militant pour s’émanciper d’un patronat paternaliste.

davodeau-leroy

« Mes parents pensaient que leur histoire n’était pas exceptionnelle, ce qui est vrai, et qu’elle n’était pas intéressante, ce qui est faux. Mon intention n’était pas de "raconter leur vie", mais de me servir de leurs expériences militantes comme d’un fil rouge pour évoquer tous ces mouvements sociaux qui ont traversé la seconde moitié du XXe siècle. »

Continuant dans cette veine « documentaire », il s’associe avec le scénariste Kris sur Un homme est mort, paru chez Futuropolis.

Toujours pour cet éditeur, devenu de fait son label attitré, il sort Les Ignorants. Récit d’une initiation croisée. Étienne, dessinateur, et Richard, vigneron, partagent leurs passions respectives, échangent leurs savoirs.

À la rentrée 2014, le site Lemonde.fr, puis la Revue dessinée pré-publient Mort d’un juge, une enquête sur l’assassinat du juge Renaud en 1975, sur fond de règlement politique, qu’il assure avec Benoît Collombat, grand reporter de France Inter spécialisé dans l’investigation.

De cette collaboration naîtront plus tard d’autres chapitres sur les « eaux troubles de la Vème République ». L’ensemble fera l’objet d’un album édité par Futuropolis sous le titre Cher pays de notre enfance, en 2015.

Pour l’heure, cette exposition bd BOUM vous en présente ses premières planches originales.

Planches originales extraites de : Rural ! ; Les Mauvaises Gens ; Un homme est mort (avec Kris) ; Paroles de tox ; Le jour où… 1987-2007. France Info, 20 ans d’actualité ; Immigrants ; Les Ignorants. Récit d’une initiation croisée ; Mort d’un juge (avec Benoît Collombat).

« Je dessine parfois des reportages ou des documentaires et parfois des livres de "fiction". Mais je ne fais pas de réelle différence entre des deux genres. Ils procèdent de la même démarche : observer, écouter, puis raconter ce qui se passe autour de moi. »

Pudique et sensible, Étienne Davodeau continue d’inscrire le monde réel au cœur de son travail et de transmettre son « goût des gens ».

© Davodeau/Futuropolis - Photo : © Futuropolis